Grégoire Chambaz

Grégoire Chambaz

Grégoire Chambaz

Associate Editor, Revue Militaire Suisse |

Après des études de géographie, Grégoire Chambaz se spécialise dans la durabilité. Officier (capitaine) dans l’armée suisse, il collabore pour la Revue militaire suisse (RMS) depuis 2015 en tant que rédacteur adjoint. Depuis lors, il a publié plus de 70 articles dont les les principaux portent sur : les forces spéciales suisses , le conflit, acteurs et batailles du syrien, l’analyse au combat des groupes armés jihadistes, le concept de résilience, les réactions des institutions et des individus après les catastrophes, les impacts du changement climatique sur la sécurité ainsi qu’une synthèse et un recueil d’entretiens sur le risque de blackout. En outre, Grégoire Chambaz est assistant en prospective stratégique à la Haute école de gestion de Genève. Ses sujets d’intérêt actuels sont : la prospective énergétique, climatique et ressourcielle, leurs impacts sur la sécurité au sens large et les dynamiques d’évolution des systèmes complexes.

Titre: Plus de sécurité, ou plus de vulnérabilités ? L’éventualité d’un blackout comme révélateur des « nouveaux risques » du tout-numérique

Résumé : 

Le blackout désigne l’interruption d’une région en courant électrique. Il s’agit d’un phénomène méconnu du grand public, mais craint des spécialistes. Les conséquences d’une telle interruption sont variables en fonction de l’aire touchée, de la durée de l’interruption, des capacités de résilience de la zone affectée et de la possible mobilisation des secours du dehors de l’aire touchée. Plus la zone affectée est grande et la durée importante, plus l’interruption accroît ses effets. De la perturbation et du choc des premiers temps, le manque d’électricité peut rapidement se transformer en risque très dangereux tant au niveau alimentaire, sanitaire, économique que sociétal. Parler de ce risque, c’est reconnaître la dépendance vitale de nos sociétés à un approvisionnement électrique ininterrompu. Cela indique aussi la vulnérabilité croissante de nos activités et infrastructures, alors que nous nous engouffrons dans le tout-numérique. Face au risque de blackout, nos sociétés sont-elles résilientes, durables même ?

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